حدثنا قتيبة بن سعيد حدثنا يعقوب بن عبد الرحمن عن عمرو بن
أبي عمرو عن سعيد بن أبي سعيد المقبري عن أبي هريرة رضي الله عنه قال
سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول إن
الله خلق الرحمة يوم خلقها مائة رحمة فأمسك عنده تسعا وتسعين رحمة وأرسل في خلقه كلهم رحمة واحدة فلو يعلم الكافر بكل الذي عند الله من الرحمة لم ييئس من الجنة ولو
يعلم المؤمن بكل الذي عند الله من العذاب لم يأمن من النار
Tiré de l'authentique d'Al Boukhari, du chapitre Arriqaq (les paroles qui adoucissent les cœurs), d'après Abou Houraïra qu'Allah l'agrée, il a dit :" j'ai entendu le messager d'Allah, qu'Allah le bénisse, dire "Allah a créé la miséricorde le jour où il l'a créée en cent miséricordes, il en garda 99 auprès de lui et envoyé dans toutes ses créatures une seule miséricorde, ainsi si le mécréant savait toute la miséricorde qui est chez Allah il ne perdrait jamais espoir de rentrer au paradis. Et si le croyant savait tout le châtiment qui est chez Allah il ne se sentirait jamais en sécurité par rapport à l'enfer". ".
Ce Hadith contient beaucoup de choses importantes qui nécessitent d'être éclairées à la lumière des autres textes du coran et de la sounna, les textes ne sont évidemment pas indépendants les uns
des autres et doivent être compris ensemble, ceci est le travail des savants:
1- Le premier point qui doit être éclairé est la parole du messager SAAWS "Allah a créé la miséricorde" : Ibn al Jawzi dit "La miséricorde d'Allah est un attribut (sifa) parmi les attributs
d'Allah, ce n'est pas cette miséricorde qui se retrouve dans les coeurs des êtres humains, mais il (le messager SAAWS) a utilisé un exemple compréhensible en utilisant cette division de la
miséricorde en 100 parties et en utilisant cette miséricorde des créatures, ce qui est voulu est qu'Allah est le plus miséricordieux" . Ibn Hajar dit:" Ce qui est voulu par miséricorde ici c'est
ce qui s'apparente aux attributs d'action d'Allah il n'y a donc nul besoin de faire du tâawil (chercher un sens figuré au texte)". (fin des paroles d'Ibn Hajar)
En conclusion de ce premier point, la miséricorde est un attribut parfait d'Allah dont un des noms est le miséricordieux, cet attribut d'Allah n'est pas créé, il est un attribut d'Allah avant
même qu'Allah ait créé ses créatures, Allah n'a pas acquis cet attribut après qu'il n'ai créé la miséricorde dans ses créatures. Non, Allah a toujours été miséricordieux, il est miséricordieux et
le sera toujours. Maintenant cette miséricorde que nous observons dans ses créatures est une miséricorde créée qui est le résultat direct de la miséricorde d'Allah, de sa sagesse, de sa science,
et de son pouvoir de création (attribut de sa seigneurie et qu'il est le créateur de toute chose suivant sa volonté selon sa sagesse parfaite). Il ne convient donc pas de nier par ce hadith
l'attribut "miséricordieux" d'Allah qui est affirmé dans un trés grand nombres de textes, le plus évident étant celui que tout musulman récite avant de lire le coran (au moins) "Au nom d'Allah,
le clément, le miséricordieux". Il faut donc distinguer entre la miséricorde qui est un attribut d'Allah et entre la miséricorde créée par Allah et qu'il a mise dans ses créatures.
Ceci est la croyance de nos pieux prédécesseurs, le messager d'Allah qu'Allah le bénisse, les compagnons du prophéte SAAWS et ceux qui les ont suivi avec bienfaisance jusqu'au jour du jugement
dernier (Ahl assonna wal jama3a), ne déviez donc pas de cette voie.
2- Le hadith donne un genre d'allégorie pour nous donner une idée sur la miséricorde d'Allah que nous ne pouvons pas atteindre avec nos cinq sens à travers la miséricorde que nous pouvons
observer dans ses créatures. En effet, si nous essayons d'imaginer combien il y a eu de miséricorde dans toutes (le hadith dit "il a envoyé dans toutes ses créatures") les créatures d'Allah depuis le début de la création jusqu'à sa fin, notre cerveau risque de ne pas pouvoir contenir toute cette
miséricorde même en l'imaginant, ensuite imaginer multiplier cette miséricorde là par cent, voilà une miséricorde qui nous laisse beaucoup à espérer d'être pardonnés pour nos pêchers.
3- Le troisième point : "si le mécréant savait toute la miséricorde qui est chez Allah il ne perdrait jamais espoir de rentrer au paradis" : Ici le conditionnel implique qu'il ne le sait pas tant
qu'il est mécréant, oui, tant qu'il est mécréant nous pourrons dire qu'il ne connaît pas toute la miséricorde d'Allah. "Et ne perd espoir en la miséricorde d'Allah sauf les égarés" et " ne perd
espoir en le fait qu'Allah relève ce qui nous pèse sauf les mécréants"
قَالَ وَمَنْ
يَقْنَطُ مِنْ رَحْمَةِ رَبِّهِ إِلَّا الضَّالُّونَ 56 -
15
يَا بَنِيَّ اذْهَبُوا فَتَحَسَّسُوا مِنْ يُوسُفَ وَأَخِيهِ وَلا تَيْأَسُوا مِنْ رَوْحِ اللَّهِ إِنَّهُ لا يَيْأَسُ مِنْ رَوْحِ اللَّهِ إِلا الْقَوْمُ
الْكَافِرُونَ 87 - 12
Le croyant, lui, selon son degrés de foi, à toujours espoir en la miséricorde d'Allah, en effet, celui qui perd espoir en cette miséricorde croit qu'il ira en enfer pour ses pêchers qu'ils soient
petits ou grands, il ne retourne donc pas vers Allah repentant. Il ne croit pas à un attribut d'Allah qu'il nous a si souvent rappelé dans le coran, il nous a ordonné de nous rappeler cet
attribut à chaque fois que nous faisons la prière, que nous lisons le coran, pour que nul n'ose nier cet attribut à Allah. C'est comme si cette personne qui perd espoir en la miséricorde d'Allah
lui répondait, oui d'accord tu es miséricordieux, mais pas assez pour me pardonner ces pêchers, quel affront fait-il à Allah celui qui dirait celà.
Connaissez-vous l'histoire de ces deux juifs, l'un était trés pratiquant et pieux l'autre était égaré et commettait tous les pêchers (à part le polythéisme), le
premier n'arréttait pas de conseiller le pécheur de se repentir et de revenir vers Allah, le deuxième disait Allah est miséricordieux, jusqu'à ce que le pieux perde patience et lui dise "Je jure
qu'Allah ne te pardonnera pas et que tu ira en enfer", Allah, le seigneur qui n'aime pas ceux qui se donnent le rôle de seigneurs, dit "qui est celui-ci qui jure sur ce que je fait ou ne fait
pas", il le jeta en enfer et pardonna au pêcheur. L'espoir est donc un sentiment que le croyant ne doit jamais perdre de vue, c'est l'espoir qui fait que nous nous repentons à Allah, plus le
croyant à de l'espoir, plus il se repent rapidement et avec plus d'humilité, il se jette sous la miséricorde d'Allah reconnaissant sa propre faiblesse et sa désobéissance. Les hadiths de l'espoir
en la miséricorde d'Allah sont trés nombreux et doivent être lus souvent pas le croyant pour revivifier cette foi en son cœur. Le hadith parle du mécréant, s'il savait la miséricorde d'Allah il
ne perdrait jamais espoir, alors que dire du croyant, il devrait encore plus avoir espoir. Ce qui ne veut pas dire que le mécréant sera touché par cette miséricorde, bien au contraire, mais s'il
savait, il se repentirait de suite et declarera avec son coeur ses paroles et ses actions qu'il se soumet à Allah, à ses ordres et s'abandonne avec totale confiance sous l'aile de sa
miséricorde.
Le choix d'Al Boukhari de ce hadith dans ce chapitre des "paroles qui adoucissent les cœurs" semble très judicieux lorsque le hadith est bien compris.
4- Le dernier volet du hadith rappelle que cet espoir ne doit pas conduire le croyant à se permettre de commettre des pêchers sous l'argument qu'Allah est miséricordieux. Non nous devons être de
ceux qui "espèrent sa miséricorde et craignent son châtiment" :
( يَرْجُونَ رَحْمَتَهُ وَيَخَافُونَ عَذَابَهُ )
قال الله تعالى: نَبِّئْ عِبَادِي
أَنِّي أَنَا الْغَفُورُ الرَّحِيمُ(*) وَأَنَّ عَذَابِي هُوَ الْعَذَابُ الأَلِيمُ [الحجر:49، 50]
Allah a dit dans les versets (49 et 50 de la sourate 15) ce qui peut être traduit par :"informe mes esclaves que je suis le "Pardonneur" le miséricordieux, et que mon châtiment et le châtiment
douloureux".
Le pêcheur qui a cette foi de crainte et d'espoir, est touché par la peur d'être chatillé à cause de ses pêchers, sa peur le réveille et lui fait savoir qu'il doit faire quelque chose, l'espoir
est cette lumière qui lui dit voilà ton chemin si tu crains Allah, ton seul et unique chemin et de revenir vite vers Allah il te pardonnera très certainement. C'est là que nous voyons la
perfection de cette religion, sa complétude et qu'Allah l'a créé pour nous avec une sagesse parfaite et une connaissance parfaite de nos cœurs.
5- Al ghazali rapporte que makhool addimashqi a dit :" celui qui adore Allah avec la peur seulement est un Harouri (takfiri, ceux qui déclarent ceux commettent des grands pêchers comme mécréants,
et ces takfiri ont étés décrits par le messager d'Allah SAAWS par "les chiens de l'enfer"), et celui qui adore Allah par l'espoir seulement est un Mourji (ceux qui disent qu'aucun pêcher n'est
grâve tant que la personne est croyante, la foi est pour eux seulement dans le cœur elle n'a pas de rapport avec les actes, contrairement aux sunnites (ahl assonna wal jama3a) qui disent que la
foi est définie légalement par "croyance du coeur, paroles et actes" en accord avec la parole du messager SAAWS (la foi est faite de soixante et quelques catégories, la plus haute étant
l'attestation qu'il n'y a de divinité qu'Allah et que Mouhammad est le messager d'Allah, et la dernière est le fait d'écarter les déchets de la route; cette dernière est en effet un acte mais qui
a bien sûr un enracinement dans le coeur), donc, et celui qui l'adore seulement avec l'Amour est un zindiq (un égaré, très proche de la mécréante, car celà a mené certains soufi à abandonner les
prescriptions religieuses comme la prière en déclarant que leur Amour d'Allah les a levés au-dessus de ce degrés-là, et que ces prescriptions sont destinées au gens du niveau inférieur qui n'ont
pas encore cet Amour pour Allah, charlatanisme et mécréance ultime, il suffit de regarder dans la vie du messager SAAWS et de ses compagnons pour réfuter ces aberrations), ...et celui qui
adore Allah avec espoir crainte et amour, celui là est le vrai sunnite mouwahhid (unificateur ou monothéiste)."
Wa salla Allah 3ala mouhammad wa alihi attayyibine (qu'Allah bénisse Mouhammad et sa famille, ces êtres bons)
W'asselemou alaykom wa rahmatou Allah wa baraketouh.
publié par www.ajml.fr
Bismilleh arrahmane arrahime
Traduction d'un texte du savant Mouhammah Ibn Salah Al Outheïmine, qu'Allah lui fasse miséricorde:
Louanges à Allah, seigneur des mondes, et paix et bénédiction sur le maître des envoyés, ensuite:
Parmi les grâces d'Allah et ses dons, il a consacré à ses vertueux serviteurs des périodes où ils cherchent à accomplir davantage de bonnes actions. Et parmi ces périodes, les dix premiers jours de thi-al-hijja, le mois du pélerinage:
Les mérites de ces jours :
Des preuves du coran et de la sounna prouvent leurs mérites, parmi eux:
1. Allah dit dans le deuxième verset du chapitre " l'aube " ce dont la traduction peut être :"Par l'aube, et par les dix nuits,…", Ibn kathir dit:" Il s'agit des dix jours de thi-al-hijja comme le mentionna Ibn Abbas, Ibn Azzoubeïr, Moujahid et d'autres".
2. Selon Ibn Abbas (Qu'allah les agrée, c'est-à-dire lui et son père car "Ibn Abbas" en arabe veut dire "fils de Abbas") , il dit:" Le prophète, qu'Allah le bénisse, a dit:" Il n'y a point de jours où les bonnes actions sont meilleures que pendant ces dix jours. Les compagnons dirent :"même pas le jihed (combat)?!". Il dit :"même pas le jihed, sauf une personne qui est sortie pour le jihed en mettant sa personne en danger et en ayant engagé ses biens matériels (argent, monture…) et n'en est revenu avec rien de celà (c'est-à-dire il est mort au combat). " Rapporté par Al Boukhari.
3. Allah dit ce dont la traduction peut être :" … et ils évoquent le nom d'Allah durant des jours bien déterminés." (Chapitre Al Hadj, verset 28). Ibn Abbas et Ibn Kathir ont dit que c'étaient "les dix jours".
4. Selon Ibn Oumar, qu'Allah les agrée, le prophète, qu'Allah le bénisse, a dit:" Il n'y a point de jours où les bonnes actions sont plus aimées par Allah que pendant ces dix jours. Alors, dites fréquemment "la ilaha illa Allah", "Allahou akbar" et "al hamdou lilléh". " ." [Rapporté par Attabarani dans "le grand dictionnaire" (al moâjam al kabir)].
5. Saïd Ibn Joubeïr, qu'Allah lui fasse miséricorde, faisait le maximum d'efforts dés que les dix jours commençaient. [cité par Adderimi]
6. Dans son livre "La conquête" (Fath al Béri, qui est l'explication de Sahih al Boukhari), Ibn Hajar dit:" Il semble que la raison de l'excellence des dix jours de thi-al hijja est que tous les actes d'adoration principaux y sont accomplis, qui sont la prière, le jeûne, l'aumône et le pèlerinage, et cela n'arrive que pendant ces jours là.
Les actions recommandées pendant ces jours:
1. La prière: Il est recommandé de se rendre tôt aux prières obligatoires, aussi de multiplier les prières surérogatoires car elles sont parmi les actions les plus agrées. Thawbane, qu'Allah l'agrée, a dit avoir entendu le prophète, qu'il soit béni, dire:" multiplie les prosternations à Allah (symbolise la prière), car à chaque fois que tu te prosterne à lui, il t'élève d'un degrés, et t'efface un pêcher. [d'après Moslim], et ceci est valable à tout moment.
2. Le jeûne: Il fait partie des bonnes actions, car d'après Hanbada Ibn Khaled, d'après sa femme, qu'une épouse du prophète, qu'Allah le bénisse, a dit:" Le prophète, qu'Allah le bénisse, jeûnait les neufs jours de thi-al-hijja (le dixième jours étant une fête, il est interdit de le jeûner), et le jour de Achoura ainsi que trois jours de chaque mois (les 13, 14 et 15 de chaque mois lunaire). [d'après Ahmad, Abou Dawwod, Annasa'i et d'autres]. L'imam annawawi a dit, à propos du jeûne des dix jours (neuf en réalité) qu'il était extrêmement recommandé.
3. Le takbir, le tahlil et le tahmid (le takbir est le fait de dire "Allahou akbar" (Dieu est plus grand), le tahlil est de dire "La ilaha illa Allah" (Il n'y a de divinité qu'Allah) et le tahmid est le fait de dire "Lilléhi al hamd" (à Allah sont toutes les louanges): La preuve étant ce qui a été cité auparavant dans le hadith d'Ibn Oumar:" multipliez le tahlil, le takbir et le tahmid". L'imam al Boukhari, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit:" Ibn Oumar et Abou Houraïra, qu'Allah les agrée, allaient au marché pendant les dix jours en faisant des takbir et les gens répétaient avec eux les takbir". Il dit aussi:" Oumar faisait des takbir dans sa tente à Mina (endroit où se rendent les pèlerins à la mecque) et les gens l'entendaient depuis la mosquée et répétaient après lui, ainsi faisaient les gens dans le marché jusqu'à ce que Mina tremble de takbirs.
Ibn Oumar faisait le takbir à Mina durant ces jours, ainsi qu'après les prières, en se couchant, dans sa tente, entouré de ses compagnons, pendant ses déplacements. Et il est recommandé d'élever la voix avec ce takbir, la preuve de cela est dans ce qu'a fait Oumar, son fils et Abou Houraïra, qu'Allah les agrée tous. Il est ainsi de notre devoir, nous les musulmans, de faire revivre cette sounna qui a été délaissée de nos jours, et elle est presque oubliée même des gens vertueux, malheureusement, contrairement aux pratiques des pieux prédécesseurs.
La manière du takbir a plusieurs formes selon ce qui est rapporté des pratiques des compagnons et de leurs successeurs, parmi elles:
- Allahou akbar, Allahou akbar, Allahou akbar kariba.
- Allahou akbar, Allahou akbar, La ilaha illa Allah, w'Allahou akbar, w'Allahou akbar, wa lilléhi al hamd.
- Allahou akbar, Allahou akbar, Allahou akbar, La ilaha illa Allah, w'Allahou akbar, Allahou akbar, wa lilléhi al hamd.
4. Le jeûne du jour de arafa: Le jeûne du jour de arafa est extrêmement recommandé, la preuve de ceci est ce que le messager, qu'Allah le bénisse, a dit à propos du jeûne du jour de arafa:" je m'en remet à Allah pour qu'il pardonne l'année qui le précéde et celle qui le succéde". [rapporté par Moslim]
Par contre, pour le pèlerin qui est à Arafa, il ne lui est pas recommandé de jeûner, car le prophète, qu'Allah l'agrée, s'était dressé à arafa ne jeûnant pas.
Et qu'Allah bénisse notre prophète Mouhammad ainsi que sa famille et ses compagnons.
Mouhammah Ibn Salah Al Outheïmine, qu'Allah lui fasse miséricorde.
Bismilleh arrahmane arrahime, au nom d'allah le miséricordieux avec les êtres humains dans la vie et avec les croyants le jour du jugement :
Je présente dans ce texte une traduction d’un texte tire du livre « Al I’Itisam (ou al i3tisam) » ce qui signifie « le fait de s’accrocher solidement » comme dans le verset « accrochez-vous solidement à la voie d’Allah et ne vous séparez/dispersez pas ». Ce livre référence a été écrit par un éminent savant, l’imam A’chatibi, dont la valeur n’est pas très connue parmi les gens car ses écrits sont trop complexes et destinés aux savants, mais il est reconnu par tous les savants de la sounna comme étant l’un des plus grands savants des fondements de la jurisprudence, ainsi tout étudiant voulant atteindre les sommets de la connaissance en fondements de la jurisprudence (oussoul al fiqh) doit obligatoirement passer par les livres de cet imam mais pour cela il lui faut avoir un bagage assez conséquent en langue arabe et doit avoir déjà approché cette discipline à travers d’autres livres plus simples. Ce livre « Al i’itisam » est un traité contre l’innovation dans la religion, il commence par expliquer ce que veulent dire les savants par ce mot « innovation ou bid3a » ensuite il distingue entre l’innovation dans les choses de la vie et l’innovation dans la religion, il dit alors :
« Dans la langue, innovation veut dire inventer quelque chose qui n’a pas d’exemple la précédant, comme dans le verset de Al-Baqara 117 Allah est l’innovateur des cieux et de la terre», c'est-à-dire qui les a crées sans exemple les précédant », et aussi le verset de Al-ahkaf 9 Allah ordonne à son prophète de dire aux gens qu’il n’est pas une innovation en termes de prophétie, ce qui veut dire qu’il n’est pas le premier prophète qu’Allah envoie aux hommes, en effet, ils ont cru aux prophètes précédant pourquoi trouvent-ils si étrange qu’Allah en envoie un autre ?
L’auteur continue en disant que le mot bid3a (innovation) a ainsi été utilisé par les savants pour parler d’une action qui n’a pas de preuve dans la religion, qui est un sens plus restreint que son sens originel.
Il cite alors les deux définitions données par les savants sur le sens du mot bid3a (innovation) dans le cadre de la religion : « une voie dans la religion inventée qui diffère de la voie légale, suivie en vue d’atteindre les mêmes objectifs que ceux visés par les voies légales. » et dans la deuxième définition « une voie dans la religion inventée qui diffère de la voie légale, suivie en vue d’adorer Allah de manière supérieure à l’habituel ».
Ensuite dans l’explication de l’expression « qui diffère de la voie légale » il dit : Cela veut dire que cette vois ressemble en l’apparence à la voie légale mais diffère de celle là en réalité, elle lui est en fait contraire sous des angles différents :
L’auteur précise aussi que le fait de délaisser des choses de manière spécifique peut aussi être une innovation si cela est fait en vue d’adorer Allah, par contre si cela est fait parceque cette chose est nuisible ou parcequ’elle ne plaît pas, cela ne fait plus partie de la religion et se transforme en un comportement humain normal. Mais une personne peut délaisser quelque chose en vue d’adorer Allah si elle voit que cette chose peut la mener à commettre un pêcher et cela est le comportement des pieux.
Je m’arrête ici, il y’a encore beaucoup de choses intéressantes dans le livre mais j’ai essayé de présenter les choses principales, pour éclaircir un petit peu les choses quant à la définition du mot innovation ou bid3a qu’on entend malheureusement trop souvent, non pas parce que les gens ramène tout à l’innovation mais plutôt parce que nous nous sommes trop éloigné de notre religion, d’ailleurs l’imam raconte dans l’introduction du livre comment il a fait face aux gens qui refusaient de revenir à la sounna et s’accrochaient aux traditions de leurs ancêtres même si ces traditions contenaient beaucoup d’innovations et il cita une parole d’Abi Addardaa « si le prophète SAAWS vous voyait (il était décédé à ce moment là) il ne reconnaîtrait rien de vos pratiques de la religion sauf la prière » , Al awza3i a dit « qu’aurait-il dit aujourd’hui » , et issa ibn yunis a dit « qu’aurait dit al awza3i aujourd’hui »
Et nous aujourd’hui, nous avons plus besoin de nous poser cette question que ces savants.
W'asselemou alykom wa rahmatou Allah wa baraketouh
Bismilleh arrahmane arrahime, au nom d'allah le miséricordieux avec les êtres humains dans la vie et avec les croyants le jour du jugement :
L'imam achéfi3i qu'Allah lui fasse miséricorde est l'un des plus grands savants de l'histoire de l'islam, éléve de l'Imam Malik, il a été savant en jurisprudence, en hadith, et dans toutes les sciences de la religion, en langue arabe, un grand linguiste a dit que même les paroles de l'imam achéfi3i pouvaient être utilisées comme règles linguistiques, ils a grandi chez les houthéliyyin (d'illustres poètes), L'imam ahmad a dit de lui : Le prophète SAAWS a annoncé sur la tête de chaque sciècle un savant qui viendra revivifier la religion, j'ai regardé dans les savants, et je penses que sur le premier sciècle c'est Omar Ibn Abd al Aziz, et sur le second c'est Achafi3i".
Voilà quelques sagesses de l'imam achéfi3i qui représentent une vraie guidance pour le musulman, nous
avons traduit ces sagesses tirées du livre "Mawa3idh al Imam achéfi3i 150-204 de l'hégire, réunies par Salah Ahmad Achémi" (Mawa3idh = petits sermons ou rappels):
A propos de la science (de la religion) :
Il suffit à la science pour preuve de sa valeur que ceux qui n’y sont pas s’en réclament et aiment y être attribués, et il suffit à l’ignorance pour preuve de sa bassesse que ceux qui y sont le nient et se fâchent lorsqu’ils y sont attribués.
Les actes les plus difficiles :
-La générosité lors de la pauvreté
-La piété lors de la solitude
-et une parole véridique chez quelqu’un de qui on espère la bonté et qui est craint (comme un roi).
Soigner l’orgueil :
Si tu crains que tes actes soient pollués par l’orgueil, alors regarde :
-La satisfaction de celui que tu cherches à satisfaire.
-et quelle récompense tu cherches à atteindre.
-et quel châtiment tu crains.
-et cette santé comment en être reconnaissant.
-et quels malheurs qui ne t’ont pas atteint, comment en être reconnaissant
Si tu réfléchis à l’une de ces choses, tes actes deviendront insuffisants à tes yeux.
La faveur des savants du hadith (récits rapportés concernant le prophète SAAWS):
Lorsque je vois l’un des savants de hadith c’est comme si je voyais un des compagnons du prophète SAAWS, qu’Allah les récompense, ils ont gardé pour nous la source, ils ont alors sur nous cette faveur.
Accrochez vous aux savants de hadith car ils sont les plus proches de la vérité.
W'asselemou alykom wa rahmatou Allah wa baraketouh
Bismilleh arrahmane arrahime, au nom d'allah le miséricordieux avec les êtres humains dans la vie et avec les croyants le jour du jugement :
A la fin du repas
" Louange à Allah qui m'a donné cela à manger et m'en a favorisé sans aucune puissance ni force de ma part".
"Al Hamdou Lillahil-ladhi at-amani haadha, wa razaqaneehi, min ghayri hawlin minni wa la qouwwatin"
__
"Nous adressons à Allah beaucoup de Louanges bonnes et bénies. Nous allons perséverer à adorer notre Seigneur qui se
montre généreux sans cesse envers nous et nous n'allons jamais cesser de Le louer. Il est notre Seigneur"
[
Hadith rapporté par Mouslim 1/415 ]
"Al Hamdou Lillahi hamdan katheerane tayyibane moubaarakane feehi -
ghayra makfiyyin wa laa mouwadda'in, wa laa moustaghnane 'anhou Rabbana"
_
L'invocation à dire lorsqu'on rompt son jeûne chez quelqu'un
"Que les jeûneurs rompent leur jeûne chez vous, les pieux mangent vos mets et les anges prient pour vous"
" Aftara 'indakoumous-saa-imouna, wa akala ta'aamakoum-oul-abraarou,
wa sallat 'alaykoum-oul-malaa-ikatou "
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W'asselemou alykom wa rahmatou Allah wa baraketouh
Bismilleh arrahmane arrahime, au nom d'allah le miséricordieux avec les êtres humains dans la vie et avec les croyants le jour du jugement :
Ce texte est tiré du livre Le bon comportement envers la mère Écrit par Mâzine At-Touwîjry traduit par Abu Hamza Al-Germâny
La mère d’Abbullah Ibnu ‘Awne l’appela puis il haussa la voix sur elle. Il affranchit deux esclaves (à cause de son geste). De même, Zîne Al-‘Abidîne était la plus bienfaisante des personnes envers sa mère. Malgré cela, il ne mangeait pas avec elle dans un même plat. On lui demanda : « tu es la personne la plus bienfaisante envers ta mère, pourtant on ne te voit pas manger avec elle dans un même plat ?! » Il rétorqua : « J’ai peur que ma main s’empresse de prendre un aliment sur lequel elle a des vues, et par ce geste, je lui aurais désobéi. Sachez qu’il y a encore très peu de temps, il y avait une communauté chez laquelle on ne trouvait pas de personnes qui habitent à l’étage au-dessus alors que leurs mères habitaient à l’étage au-dessous. »
Ce paradis, ô toi qui le demandes, agrippe-toi donc aux pieds de ta mère, c’est là qu’il se trouve. At-Tirmidhî rapporte un hadith qu’il a authentifié d’après Abu Dardâ’ t qui a dit : j’ai entendu le Messager d’Allah dire : « le géniteur est la porte médiane du paradis. Si tu veux, égare cette porte ou bien préserve-la. » On trouve également dans Sahîh At-Tirmidhy d’après Abdullâh Ibnu ‘Amr t, d’après le Prophète r qui dit : « L’agrément du Seigneur est acquis par l’agrément du géniteur, et le mécontentement du Seigneur est contracté par le mécontentement du géniteur. »
Ibnu ‘Abâss t a dit : « il n’est pas de musulman qui possède des parents musulmans et par qui il espère la récompense d’Allah par le bon comportement, sans qu’Allah lui ouvre deux portes (c.-à-d. du paradis), et s’il lui reste un seul des deux parents, alors une porte lui sera ouverte. À l’inverse, s’il contrarie un de ses parents, Allah ne sera satisfait de lui que lorsque ce parent sera satisfait de lui. » On lui répliqua : « Ceci même si ses parents sont injustes (envers lui). » Il répondit : « Oui, même s’ils sont injustes. »
Le livre est téléchargeable sur : http://www.islamhouse.com/p/75759
…ainsi tu découvre qu’un des plus urgents des besoins pour les hommes est de connaître le prophète et ce qu’il a apporté et la croyance en ce qu’il a informé et l’obéissance en ce qu’il a ordonné, car il n’y a d’autre chemin vers le bonheur et la réussite dans la vie d’ici bas ni dans celle de l’au-delà qu’à travers les prophètes et il n’y a moyen de discerner avec précision entre le bon et le mauvais que par leurs voie, et on n’atteint l’approbation d’Allah que par leurs enseignements. En effet, toutes les bonnes actions, paroles ou comportements sont leurs guidance et leurs enseignements. Ils sont le repère qui permet de connaître la valeur des actions, des paroles et des comportements des gens. Et c’est en suivant leurs voie que l’on distingue les gens qui sont sur le droit chemin des gens égarés. Ils sont encore plus nécessaires que la nécessité qu’a un corps pour son âme, ou celle qu’a l’oeil pour la lumière, ou celle qu’a une âme pour sa vie. Ainsi toute nécessité est inférieure à celle que l’homme a pour les prophètes. Que penses-tu de celui là qui, si tu étais égaré de sa voie, ton cœur se serait corrompu et serait devenu comme un poisson hors de l’eau qu’on aurait étalé sur une poêle brûlante, Saches que l’état de l’homme dont le cœur a quitté les enseignements des prophètes ressemble à cette image voire pire sauf que seul un cœur éveillé peut s’en rendre compte.
Et si le bonheur d’un homme dans les deux demeures (la vie d’ici bas et celle de l’au-delà) dépends de la guidance du prophète SAAWS alors toute personne qui cherche sa réussite et
son bonheur doit connaître parmi la guidance du prophète, son cheminement et sa valeur ce qui le démarquera des ignorants et le comptera parmi ses disciples et son parti. Et les gens sur ce sujet
sont ou très attachés ou pas assez ou complètement privés, et la grâce est dans la main d’Allah qui en fait don à qui il veut, et Allah détient la grâce ultime.
W’asselemou alykom wa rahmatou Allah wa baraketouh.