Bismilleh arrahmane arrahime
Traduction d'un texte du savant Mouhammah Ibn Salah Al Outheïmine, qu'Allah lui fasse miséricorde:
Louanges à Allah, seigneur des mondes, et paix et bénédiction sur le maître des envoyés, ensuite:
Parmi les grâces d'Allah et ses dons, il a consacré à ses vertueux serviteurs des périodes où ils cherchent à accomplir davantage de bonnes actions. Et parmi ces périodes, les dix premiers jours de thi-al-hijja, le mois du pélerinage:
Les mérites de ces jours :
Des preuves du coran et de la sounna prouvent leurs mérites, parmi eux:
1. Allah dit dans le deuxième verset du chapitre " l'aube " ce dont la traduction peut être :"Par l'aube, et par les dix nuits,…", Ibn kathir dit:" Il s'agit des dix jours de thi-al-hijja comme le mentionna Ibn Abbas, Ibn Azzoubeïr, Moujahid et d'autres".
2. Selon Ibn Abbas (Qu'allah les agrée, c'est-à-dire lui et son père car "Ibn Abbas" en arabe veut dire "fils de Abbas") , il dit:" Le prophète, qu'Allah le bénisse, a dit:" Il n'y a point de jours où les bonnes actions sont meilleures que pendant ces dix jours. Les compagnons dirent :"même pas le jihed (combat)?!". Il dit :"même pas le jihed, sauf une personne qui est sortie pour le jihed en mettant sa personne en danger et en ayant engagé ses biens matériels (argent, monture…) et n'en est revenu avec rien de celà (c'est-à-dire il est mort au combat). " Rapporté par Al Boukhari.
3. Allah dit ce dont la traduction peut être :" … et ils évoquent le nom d'Allah durant des jours bien déterminés." (Chapitre Al Hadj, verset 28). Ibn Abbas et Ibn Kathir ont dit que c'étaient "les dix jours".
4. Selon Ibn Oumar, qu'Allah les agrée, le prophète, qu'Allah le bénisse, a dit:" Il n'y a point de jours où les bonnes actions sont plus aimées par Allah que pendant ces dix jours. Alors, dites fréquemment "la ilaha illa Allah", "Allahou akbar" et "al hamdou lilléh". " ." [Rapporté par Attabarani dans "le grand dictionnaire" (al moâjam al kabir)].
5. Saïd Ibn Joubeïr, qu'Allah lui fasse miséricorde, faisait le maximum d'efforts dés que les dix jours commençaient. [cité par Adderimi]
6. Dans son livre "La conquête" (Fath al Béri, qui est l'explication de Sahih al Boukhari), Ibn Hajar dit:" Il semble que la raison de l'excellence des dix jours de thi-al hijja est que tous les actes d'adoration principaux y sont accomplis, qui sont la prière, le jeûne, l'aumône et le pèlerinage, et cela n'arrive que pendant ces jours là.
Les actions recommandées pendant ces jours:
1. La prière: Il est recommandé de se rendre tôt aux prières obligatoires, aussi de multiplier les prières surérogatoires car elles sont parmi les actions les plus agrées. Thawbane, qu'Allah l'agrée, a dit avoir entendu le prophète, qu'il soit béni, dire:" multiplie les prosternations à Allah (symbolise la prière), car à chaque fois que tu te prosterne à lui, il t'élève d'un degrés, et t'efface un pêcher. [d'après Moslim], et ceci est valable à tout moment.
2. Le jeûne: Il fait partie des bonnes actions, car d'après Hanbada Ibn Khaled, d'après sa femme, qu'une épouse du prophète, qu'Allah le bénisse, a dit:" Le prophète, qu'Allah le bénisse, jeûnait les neufs jours de thi-al-hijja (le dixième jours étant une fête, il est interdit de le jeûner), et le jour de Achoura ainsi que trois jours de chaque mois (les 13, 14 et 15 de chaque mois lunaire). [d'après Ahmad, Abou Dawwod, Annasa'i et d'autres]. L'imam annawawi a dit, à propos du jeûne des dix jours (neuf en réalité) qu'il était extrêmement recommandé.
3. Le takbir, le tahlil et le tahmid (le takbir est le fait de dire "Allahou akbar" (Dieu est plus grand), le tahlil est de dire "La ilaha illa Allah" (Il n'y a de divinité qu'Allah) et le tahmid est le fait de dire "Lilléhi al hamd" (à Allah sont toutes les louanges): La preuve étant ce qui a été cité auparavant dans le hadith d'Ibn Oumar:" multipliez le tahlil, le takbir et le tahmid". L'imam al Boukhari, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit:" Ibn Oumar et Abou Houraïra, qu'Allah les agrée, allaient au marché pendant les dix jours en faisant des takbir et les gens répétaient avec eux les takbir". Il dit aussi:" Oumar faisait des takbir dans sa tente à Mina (endroit où se rendent les pèlerins à la mecque) et les gens l'entendaient depuis la mosquée et répétaient après lui, ainsi faisaient les gens dans le marché jusqu'à ce que Mina tremble de takbirs.
Ibn Oumar faisait le takbir à Mina durant ces jours, ainsi qu'après les prières, en se couchant, dans sa tente, entouré de ses compagnons, pendant ses déplacements. Et il est recommandé d'élever la voix avec ce takbir, la preuve de cela est dans ce qu'a fait Oumar, son fils et Abou Houraïra, qu'Allah les agrée tous. Il est ainsi de notre devoir, nous les musulmans, de faire revivre cette sounna qui a été délaissée de nos jours, et elle est presque oubliée même des gens vertueux, malheureusement, contrairement aux pratiques des pieux prédécesseurs.
La manière du takbir a plusieurs formes selon ce qui est rapporté des pratiques des compagnons et de leurs successeurs, parmi elles:
- Allahou akbar, Allahou akbar, Allahou akbar kariba.
- Allahou akbar, Allahou akbar, La ilaha illa Allah, w'Allahou akbar, w'Allahou akbar, wa lilléhi al hamd.
- Allahou akbar, Allahou akbar, Allahou akbar, La ilaha illa Allah, w'Allahou akbar, Allahou akbar, wa lilléhi al hamd.
4. Le jeûne du jour de arafa: Le jeûne du jour de arafa est extrêmement recommandé, la preuve de ceci est ce que le messager, qu'Allah le bénisse, a dit à propos du jeûne du jour de arafa:" je m'en remet à Allah pour qu'il pardonne l'année qui le précéde et celle qui le succéde". [rapporté par Moslim]
Par contre, pour le pèlerin qui est à Arafa, il ne lui est pas recommandé de jeûner, car le prophète, qu'Allah l'agrée, s'était dressé à arafa ne jeûnant pas.
Et qu'Allah bénisse notre prophète Mouhammad ainsi que sa famille et ses compagnons.
Mouhammah Ibn Salah Al Outheïmine, qu'Allah lui fasse miséricorde.
Bismilleh arrahmane arrahime, au nom d'allah le miséricordieux avec les êtres humains dans la vie et avec les croyants le jour du jugement :
Je présente dans ce texte une traduction d’un texte tire du livre « Al I’Itisam (ou al i3tisam) » ce qui signifie « le fait de s’accrocher solidement » comme dans le verset « accrochez-vous solidement à la voie d’Allah et ne vous séparez/dispersez pas ». Ce livre référence a été écrit par un éminent savant, l’imam A’chatibi, dont la valeur n’est pas très connue parmi les gens car ses écrits sont trop complexes et destinés aux savants, mais il est reconnu par tous les savants de la sounna comme étant l’un des plus grands savants des fondements de la jurisprudence, ainsi tout étudiant voulant atteindre les sommets de la connaissance en fondements de la jurisprudence (oussoul al fiqh) doit obligatoirement passer par les livres de cet imam mais pour cela il lui faut avoir un bagage assez conséquent en langue arabe et doit avoir déjà approché cette discipline à travers d’autres livres plus simples. Ce livre « Al i’itisam » est un traité contre l’innovation dans la religion, il commence par expliquer ce que veulent dire les savants par ce mot « innovation ou bid3a » ensuite il distingue entre l’innovation dans les choses de la vie et l’innovation dans la religion, il dit alors :
« Dans la langue, innovation veut dire inventer quelque chose qui n’a pas d’exemple la précédant, comme dans le verset de Al-Baqara 117 Allah est l’innovateur des cieux et de la terre», c'est-à-dire qui les a crées sans exemple les précédant », et aussi le verset de Al-ahkaf 9 Allah ordonne à son prophète de dire aux gens qu’il n’est pas une innovation en termes de prophétie, ce qui veut dire qu’il n’est pas le premier prophète qu’Allah envoie aux hommes, en effet, ils ont cru aux prophètes précédant pourquoi trouvent-ils si étrange qu’Allah en envoie un autre ?
L’auteur continue en disant que le mot bid3a (innovation) a ainsi été utilisé par les savants pour parler d’une action qui n’a pas de preuve dans la religion, qui est un sens plus restreint que son sens originel.
Il cite alors les deux définitions données par les savants sur le sens du mot bid3a (innovation) dans le cadre de la religion : « une voie dans la religion inventée qui diffère de la voie légale, suivie en vue d’atteindre les mêmes objectifs que ceux visés par les voies légales. » et dans la deuxième définition « une voie dans la religion inventée qui diffère de la voie légale, suivie en vue d’adorer Allah de manière supérieure à l’habituel ».
Ensuite dans l’explication de l’expression « qui diffère de la voie légale » il dit : Cela veut dire que cette vois ressemble en l’apparence à la voie légale mais diffère de celle là en réalité, elle lui est en fait contraire sous des angles différents :
L’auteur précise aussi que le fait de délaisser des choses de manière spécifique peut aussi être une innovation si cela est fait en vue d’adorer Allah, par contre si cela est fait parceque cette chose est nuisible ou parcequ’elle ne plaît pas, cela ne fait plus partie de la religion et se transforme en un comportement humain normal. Mais une personne peut délaisser quelque chose en vue d’adorer Allah si elle voit que cette chose peut la mener à commettre un pêcher et cela est le comportement des pieux.
Je m’arrête ici, il y’a encore beaucoup de choses intéressantes dans le livre mais j’ai essayé de présenter les choses principales, pour éclaircir un petit peu les choses quant à la définition du mot innovation ou bid3a qu’on entend malheureusement trop souvent, non pas parce que les gens ramène tout à l’innovation mais plutôt parce que nous nous sommes trop éloigné de notre religion, d’ailleurs l’imam raconte dans l’introduction du livre comment il a fait face aux gens qui refusaient de revenir à la sounna et s’accrochaient aux traditions de leurs ancêtres même si ces traditions contenaient beaucoup d’innovations et il cita une parole d’Abi Addardaa « si le prophète SAAWS vous voyait (il était décédé à ce moment là) il ne reconnaîtrait rien de vos pratiques de la religion sauf la prière » , Al awza3i a dit « qu’aurait-il dit aujourd’hui » , et issa ibn yunis a dit « qu’aurait dit al awza3i aujourd’hui »
Et nous aujourd’hui, nous avons plus besoin de nous poser cette question que ces savants.
W'asselemou alykom wa rahmatou Allah wa baraketouh
Bismilleh arrahmane arrahime, au nom d'allah le miséricordieux avec les êtres humains dans la vie et avec les croyants le jour du jugement :
L'imam achéfi3i qu'Allah lui fasse miséricorde est l'un des plus grands savants de l'histoire de l'islam, éléve de l'Imam Malik, il a été savant en jurisprudence, en hadith, et dans toutes les sciences de la religion, en langue arabe, un grand linguiste a dit que même les paroles de l'imam achéfi3i pouvaient être utilisées comme règles linguistiques, ils a grandi chez les houthéliyyin (d'illustres poètes), L'imam ahmad a dit de lui : Le prophète SAAWS a annoncé sur la tête de chaque sciècle un savant qui viendra revivifier la religion, j'ai regardé dans les savants, et je penses que sur le premier sciècle c'est Omar Ibn Abd al Aziz, et sur le second c'est Achafi3i".
Voilà quelques sagesses de l'imam achéfi3i qui représentent une vraie guidance pour le musulman, nous
avons traduit ces sagesses tirées du livre "Mawa3idh al Imam achéfi3i 150-204 de l'hégire, réunies par Salah Ahmad Achémi" (Mawa3idh = petits sermons ou rappels):
A propos de la science (de la religion) :
Il suffit à la science pour preuve de sa valeur que ceux qui n’y sont pas s’en réclament et aiment y être attribués, et il suffit à l’ignorance pour preuve de sa bassesse que ceux qui y sont le nient et se fâchent lorsqu’ils y sont attribués.
Les actes les plus difficiles :
-La générosité lors de la pauvreté
-La piété lors de la solitude
-et une parole véridique chez quelqu’un de qui on espère la bonté et qui est craint (comme un roi).
Soigner l’orgueil :
Si tu crains que tes actes soient pollués par l’orgueil, alors regarde :
-La satisfaction de celui que tu cherches à satisfaire.
-et quelle récompense tu cherches à atteindre.
-et quel châtiment tu crains.
-et cette santé comment en être reconnaissant.
-et quels malheurs qui ne t’ont pas atteint, comment en être reconnaissant
Si tu réfléchis à l’une de ces choses, tes actes deviendront insuffisants à tes yeux.
La faveur des savants du hadith (récits rapportés concernant le prophète SAAWS):
Lorsque je vois l’un des savants de hadith c’est comme si je voyais un des compagnons du prophète SAAWS, qu’Allah les récompense, ils ont gardé pour nous la source, ils ont alors sur nous cette faveur.
Accrochez vous aux savants de hadith car ils sont les plus proches de la vérité.
W'asselemou alykom wa rahmatou Allah wa baraketouh
Bismilleh arrahmane arrahime, au nom d'allah le miséricordieux avec les êtres humains dans la vie et avec les croyants le jour du jugement :
A la fin du repas
" Louange à Allah qui m'a donné cela à manger et m'en a favorisé sans aucune puissance ni force de ma part".
"Al Hamdou Lillahil-ladhi at-amani haadha, wa razaqaneehi, min ghayri hawlin minni wa la qouwwatin"
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"Nous adressons à Allah beaucoup de Louanges bonnes et bénies. Nous allons perséverer à adorer notre Seigneur qui se
montre généreux sans cesse envers nous et nous n'allons jamais cesser de Le louer. Il est notre Seigneur"
[
Hadith rapporté par Mouslim 1/415 ]
"Al Hamdou Lillahi hamdan katheerane tayyibane moubaarakane feehi -
ghayra makfiyyin wa laa mouwadda'in, wa laa moustaghnane 'anhou Rabbana"
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L'invocation à dire lorsqu'on rompt son jeûne chez quelqu'un
"Que les jeûneurs rompent leur jeûne chez vous, les pieux mangent vos mets et les anges prient pour vous"
" Aftara 'indakoumous-saa-imouna, wa akala ta'aamakoum-oul-abraarou,
wa sallat 'alaykoum-oul-malaa-ikatou "
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W'asselemou alykom wa rahmatou Allah wa baraketouh
Bismilleh arrahmane arrahime, au nom d'allah le miséricordieux avec les êtres humains dans la vie et avec les croyants le jour du jugement :
Ce texte est tiré du livre Le bon comportement envers la mère Écrit par Mâzine At-Touwîjry traduit par Abu Hamza Al-Germâny
La mère d’Abbullah Ibnu ‘Awne l’appela puis il haussa la voix sur elle. Il affranchit deux esclaves (à cause de son geste). De même, Zîne Al-‘Abidîne était la plus bienfaisante des personnes envers sa mère. Malgré cela, il ne mangeait pas avec elle dans un même plat. On lui demanda : « tu es la personne la plus bienfaisante envers ta mère, pourtant on ne te voit pas manger avec elle dans un même plat ?! » Il rétorqua : « J’ai peur que ma main s’empresse de prendre un aliment sur lequel elle a des vues, et par ce geste, je lui aurais désobéi. Sachez qu’il y a encore très peu de temps, il y avait une communauté chez laquelle on ne trouvait pas de personnes qui habitent à l’étage au-dessus alors que leurs mères habitaient à l’étage au-dessous. »
Ce paradis, ô toi qui le demandes, agrippe-toi donc aux pieds de ta mère, c’est là qu’il se trouve. At-Tirmidhî rapporte un hadith qu’il a authentifié d’après Abu Dardâ’ t qui a dit : j’ai entendu le Messager d’Allah dire : « le géniteur est la porte médiane du paradis. Si tu veux, égare cette porte ou bien préserve-la. » On trouve également dans Sahîh At-Tirmidhy d’après Abdullâh Ibnu ‘Amr t, d’après le Prophète r qui dit : « L’agrément du Seigneur est acquis par l’agrément du géniteur, et le mécontentement du Seigneur est contracté par le mécontentement du géniteur. »
Ibnu ‘Abâss t a dit : « il n’est pas de musulman qui possède des parents musulmans et par qui il espère la récompense d’Allah par le bon comportement, sans qu’Allah lui ouvre deux portes (c.-à-d. du paradis), et s’il lui reste un seul des deux parents, alors une porte lui sera ouverte. À l’inverse, s’il contrarie un de ses parents, Allah ne sera satisfait de lui que lorsque ce parent sera satisfait de lui. » On lui répliqua : « Ceci même si ses parents sont injustes (envers lui). » Il répondit : « Oui, même s’ils sont injustes. »
Le livre est téléchargeable sur : http://www.islamhouse.com/p/75759
…ainsi tu découvre qu’un des plus urgents des besoins pour les hommes est de connaître le prophète et ce qu’il a apporté et la croyance en ce qu’il a informé et l’obéissance en ce qu’il a ordonné, car il n’y a d’autre chemin vers le bonheur et la réussite dans la vie d’ici bas ni dans celle de l’au-delà qu’à travers les prophètes et il n’y a moyen de discerner avec précision entre le bon et le mauvais que par leurs voie, et on n’atteint l’approbation d’Allah que par leurs enseignements. En effet, toutes les bonnes actions, paroles ou comportements sont leurs guidance et leurs enseignements. Ils sont le repère qui permet de connaître la valeur des actions, des paroles et des comportements des gens. Et c’est en suivant leurs voie que l’on distingue les gens qui sont sur le droit chemin des gens égarés. Ils sont encore plus nécessaires que la nécessité qu’a un corps pour son âme, ou celle qu’a l’oeil pour la lumière, ou celle qu’a une âme pour sa vie. Ainsi toute nécessité est inférieure à celle que l’homme a pour les prophètes. Que penses-tu de celui là qui, si tu étais égaré de sa voie, ton cœur se serait corrompu et serait devenu comme un poisson hors de l’eau qu’on aurait étalé sur une poêle brûlante, Saches que l’état de l’homme dont le cœur a quitté les enseignements des prophètes ressemble à cette image voire pire sauf que seul un cœur éveillé peut s’en rendre compte.
Et si le bonheur d’un homme dans les deux demeures (la vie d’ici bas et celle de l’au-delà) dépends de la guidance du prophète SAAWS alors toute personne qui cherche sa réussite et
son bonheur doit connaître parmi la guidance du prophète, son cheminement et sa valeur ce qui le démarquera des ignorants et le comptera parmi ses disciples et son parti. Et les gens sur ce sujet
sont ou très attachés ou pas assez ou complètement privés, et la grâce est dans la main d’Allah qui en fait don à qui il veut, et Allah détient la grâce ultime.
W’asselemou alykom wa rahmatou Allah wa baraketouh.
Le paragraphe traduit ici est tiré du livre « sayd al khatir » (Capture de reflexions) de l’imam Abi Al FaraJ Ibn Al Jawzi qui a vécu au sixième siècle de l’hégire. Le paragraphe s’intitule « La plupart des feux naissent des petites étincelles » , l’auteur dit :
" Beaucoup de gens se tolèrent des actes qu’ils voient sans conséquences, alors qu’ils sont parmi les bases que le musulman doit connaître. Comme les étudiants qui empruntent des livres qu’ils ne rendent pas. Ou ceux qui font en sorte d’arriver chez les gens à l’heure des repas pour en profiter. Ou encore ceux qui s’invitent à des repas auxquels ils n’ont pas été invités. Et ceux qui prennent du plaisir à médire de l’ennemi en minimisant la gravité de ce pêcher. Et ceux qui se permettent de regarder des interdits en négligeant cette transgression.
Et le moins que cela peut causer à ces personnes est de les priver d’atteindre le rang des gens distingués, et la classe des hommes de valeur pour « Al Haq » (nom d’Allah signifiant le véridique). Et il pourrait se trouver dans la situation qui lui ferait comprendre cela : « O toi qui, malgré la banalité de la situation, a abusé de la confiance qui t’a été donnée, comment espères-tu avec ta décadence obtenir l’approbation du Dayyéne (nom d’Allah qui veut dire celui qui rétribue) ? ».
Certains prédécesseurs ont dit : « Je me suis un jour permis de consommer un petit interdit et aujourd’hui je me retrouve régressé de quarante ans. ».
Alors écoutez les paroles de ceux qui ont de l’expérience, soyez attentifs, anticipez les conséquences, et appréhendez la grandeur de celui qui a interdit. Craignez un souffle insoupçonné, et une étincelle négligée, car elle pourrait incendier une ville. Et ce que j’ai cité ici est simple mais lourd de sens, et un exemple qui explique toutes les négligences. Ensuite le savoir et la vigilance te méneront au reste des négligences, et t’apprendront, si tu observe avec intelligeance, à reconnaître les effets de ces négligeances. Et finalement, la force et le pouvoir proviennet tous d’Allah le « Alyy » (le très haut) le « Adhim » (le très grand)."
Fin de la traduction des paroles de l’imam Al Jawzi qu’Allah lui accorde sa grâce.